Avertir le modérateur

vendredi, 17 septembre 2010

Itinéraire Afghan: Ayat Khan de Kaboul à Paris

DSC_9593.jpgIl est de ces itinéraires de vies qui font réfléchir. Pas ceux de grandes stars, non, mais plutôt de milliers d'anonymes qui ont effectué un périple de plusieurs milliers de kilomètres pour fuir la guerre. Une guerre que nous menons depuis 2001 au nom de la Liberté. La notre? Certainement. La leur en a depuis payé le prix fort. Celui des morts et de l'exil. Ayat Khan, Afghan de 29 ans a été contraint à la fuite. Son histoire est celle de tant d'autres de ses compatriotes. Il y a un an la République française les renvoyait par avion dans leur pays. Aujourd'hui, ils s'entassent dans des abris de fortune au bord du canal Saint-Martin à Paris. C'est ici qu'Ayat Khan a choisi de me raconter son histoire... Rencontre.

 


Ayat Khan est venu me voir alors que j'attendais patiemment sur un muret du 10ème arrondissement de Paris, en bordure du canal Saint-Martin. Il venait juste de finir de dîner. Au menu: une soupe et un bout de pain distribué par une association. A peine lui avais-je exposé mon idée de faire un reportage sur les Afghans comme lui ayant fui la guerre, qu'il me racontait déjà son histoire. Celle d'un jeune afghan recruté dans les forces de l'armée nationale afghane de 2002 à 2005 et formé par les troupes anglaises, américaines et françaises. Trois années passées à combattre vaillamment les Talibans, ennemi désigné. Puis un jour, Ayat Khan découvre qu'il est devenu - avec plusieurs de ses compagnons d'arme - "l'égérie" d'une campagne de recrutement de l'armée afghane.

DSC_9596.JPGDSC_9595.jpgDSC_9590.JPG

Placardé un peu partout dans les rues de Kaboul, Ayat Khan n'aura pas le temps de goûter à ce succès. Des menaces, puis, une mise à exécution - les deux soldats figurant à ses côtés sur les affiches seront tués quelques jours plus tard -. Une seule solution pour lui: fuir l'Afghanistan. Un comble lorsque s'il en est. Les formateurs des armées occidentales auraient pu emmener des conseillers en communication avec eux pour éviter ce genre d'imprévu! Pour Ayat Khan, la liberté a aujourd'hui un prix et un visage, celui de l'exil. En attendant une carte de séjour ou le statut de réfugié politique, il a établit ses quartiers en bord du canal Saint-Martin métro Jaurès, à l'abri d'un pont et des regards. Les clients du bar branché situé à quelques mètres ne remarqueront peut-être guère sa présence. Lui non plus! Son seul souci, passer en Angleterre ou obtenir ses papiers pour rester ici. Pour ma part, ne parlant pas encore courament ni le pachtou ni le dari, Ayat Khan m'a raconté son histoire dans un anglais approximatif... Je l'en remercie.

Commentaires

Putain de photos le mec !
Entre talibans et militaires, dur de croire que l'armée est le maillon faible...
Pauvre mec, pauvre famille...

Merci pour lui

Fffff, mt !

Écrit par : ahmetsédubô | mercredi, 03 novembre 2010

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu